Au passage(r)

Pour une  première visite au sujet de la maladie de Devic, je vous invite à commencer par le début et de remonter les articles dans ce chapitre car cette partie du blog est conçue sur le mode du roman. (Ce sera plus compréhensible)

Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 08:00

Au milieu des agitations quotidiennes, Stéphane entra dans notre vie sous un nouveau jour. J'eus la naïveté de lui demander après un an de fréquentations sporadiques et incertaines, s'il ne voulait pas m'accompagner dans une demande de logement plus confortable, plus grand, mieux situé afin d'essayer une vie en famille. Il refusa immédiatement, catégoriquement, refus que j'essuyai tel une gifle inattendue : il ne pouvait pas vivre en appartement. Et ben, mon vieux, ce n'est pas dans mes moyens de me payer une maison !. Tant pis, je cherchai toute seule et obtins un autre logement ailleurs. Il resta chez ses parents et m'aida grandement au déménagement avec mes amies Sandrine.


Un trois pièces, au troisième, sans ascenseur toujours mais après les 5 années passées au cinquième et ces escaliers interminables, j'étais ravie. Il était tout neuf, dans un bâtiment agréable, au dessus de l'école. Les kilomètres école/maison du bourg précédent passaient aux oubliettes. Nous nous sommes sentis très bien en ces lieux, mon fils et moi. L'absence du balcon et des espaces verts gênait un peu mais j'envisageais d'y vivre quelques années le temps de passer le primaire du fiston au moins. Nous avions un garage, des placards, notre vie était très agréable dans cet appartement où il ne faisait pas froid, où nous pouvions nous déplacer, cohabiter sans s'entrechoquer. Des petits riens dans le volume des pièces peuvent changer énormément l'ergonomie des lieux et rendre la cohabitation plus aisée. Nous étions bien, il y avait là un sentiment de libération après les saletés du quartier précédent. J'ai cauchemardé pendant une semaine de poubelles débordantes et immenses, d'agressions physiques et verbales à notre arrivée dans ce nouveau logement, j'évacuais les travers emmagasinés pendant les 5 précédentes années. Ouf, nous soufflions et j'avais tellement de plaisir à accueillir mes amis dans des locaux propres et calmes.  Mon fils se fit un grand camarade dans le village qui n'habitait pas très loin et nombreux de nos anciens voisins s'étonnèrent de le découvrir si épanoui et souriant. Dans ce village, je rencontrai également de nombreux stagiaires, les enfants vous disent bonjour spontanément dans la rue. Il tenait une place centrale au milieu de mes lieux professionnels.

Cet appartement laisse en nous un souvenir positif, une bulle de bonheur et de plénitude, un havre de paix... Nous n'y avons habité que trop peu de temps et les quelques mois passés entre ses murs  nous reviennent souvent tels une aspiration vers un mieux- être. Etrangeté de la vie et de ce que nous en faisons.

Publié dans : Dévidoir et règlements de contes.
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