Au passage(r)
Pour une première visite au sujet de la maladie de Devic, je vous invite à commencer par le début et de remonter les articles dans ce chapitre car cette partie du blog est conçue sur le mode du roman. (Ce sera plus compréhensible)
Chez fée des agrumes
Pour une première visite au sujet de la maladie de Devic, je vous invite à commencer par le début et de remonter les articles dans ce chapitre car cette partie du blog est conçue sur le mode du roman. (Ce sera plus compréhensible)
La chronique miam miam était pensée mensuelle, je remarque benoitement que je ne respecte aucunement ce délai. Bah, la vie réelle est pleine de péripéties à ma lenteur et je fais finalement selon mes envies instantanées... comme en cuisine. Un art de vivre, je vous l'dis ! Bon, pour certains, c'est un bazar innommable, je n'en reste pas moins bienheureuse de profiter pleinement de l'instant et de ses multiples surprises. Batifolons ensemble d'une assiette à l'autre dans ce champ de découverte et d'invention qu'est ma cuisine. Je lâche la déferlante des deux derniers mois... heu, trois ? En épisodes parce que sinon, c'est très très long.
Les soupes
J'y reviens systématiquement dès que la température est en dessous de 15/20°, c'est plus fort que moi. Excellent baromètre de ma sensibilité aux températures.
- Soupe de restes dont j'ai oublié les compositions tant elles sont hasardeuses. J'y ai mis des vermicelles de carottes : j'en fais également avec du céleri quand les salades ne sont pas mangées, que j'ai froid et que je n'ai pas envie des sempiternelles vermicelles de blé dans le bouillon. Je les jette en fin de cuisson, elles restent croquantes et c'est goûteux.
- Minestrone express à partir d'un sachet de légumes prêts à l'emploi simplement coupés et mélangés. Même pas besoin de mixer, un peu d'huile pour faire revenir la moitié du sachet, de l'eau, un bouillon, quelques épices et c'est tout. Slurp.
Les légumes.
- J'ai profité pleinement des asperges en pleine saison. J'aime décidément ces légumes et ne peux me satisfaire des conserves ou surgelés en pareil cas. Je fais donc chaque année ma cure intensive avec d'autant plus de plaisir que je suis la seule à les manger dans la maisonnée. Ce n'est pas souvent que je peux me targuer de garder un aliment uniquement pour moi... d'ailleurs, je précise à ce propos que je songe de plus en plus souvent à acheter des produits dont je suis seule friande afin de ne plus me retrouver avec les emballages vides quand j'ai envie d'en manger, non mais !
Pareillement aux asperges, je gloutonne seule les cottes de blettes cuisinant les feuilles en soupe, les tiges sautée à la poêle, les betteraves crues râpées avec de l'huile de noix, du vinaigre de vin vieilli en fût de chêne (c'est ACIDE, normal) des carottes râpées, des oignons frais et des graines de lin doré. Accessible en toute saison, la betterave est extra tout fraîche ; dommage qu'elle ne pousse pas dans le jardin (pitoyable cette année), sniff.
- Les températures montent et je retourne vers les salades en mélange improvisé selon les fonds de placard et frigo. Mon garçon a été enchanté de retrouver de belles salades de riz. A 12 ans, il est particulièrement vorace et comme le dit ma sœur « C'est que ça bouffe un doberman », au moins le riz lui tient au ventre. Quand je n'ai pas envie de me prendre la tête, je mets tout ce que je trouve sur la table et chacun picore en élaborant son assiette à sa guise. Au moins, il n'y a pas de scène entre bougons et grognons.
- Le concombre est devenu fastidieux à préparer car j'ai habitué nos palais à ce qu'il soit dégorgé et mariné dans du citron avec une sauce au yaourt, à l'ail et à l'aneth. J'avais trouvé cette recette grecque sous l'appellation tsatsiki, depuis, s'il n'est pas au moins dégorgé, nous ne le consommons plus. Pas facile la vie d'artiste, j'voul'dis. M'enfin, ça vaut vraiment le coup. Servi avec d'autres salades ou du pain, c'est très agréable. Quelques feuilles de menthe effilée et c'est extra en été... tout comme la terrine à venir plus loin.
- L'artichaut est également un légume que je mange avec délectation. Mon fiston en est friand même si sa dégustation est fastidieuse. Nous nous partageons les feuilles ou
les cœurs selon les circonstances et à chaque artichaut, il réclame la vinaigrette telle que je la fais.
Je suis assez fière d'avoir converti ce lascar à mes huiles première pression à froid en mélange variés. Au moins, elles ont du goût pas comme les bas de gamme vendues en pagaille, je ne pourrai décidément plus y revenir. Manger des produits avec du goût et des saveurs, des odeurs ne facilite guère la satisfaction avec des produits tout prêts, industriels, fades et saturés. Il m'arrive d'en goûter en les voyant si beaux et pi, finalement, je suis déçue. Je retourne avec joie vers mes plats rustiques et simples.
- En variation des feuilles de bricks, j'ai fait des roulés aux herbes cueillies au hasard : oseille,
ortie et lierre du jardin... Je n'ai rien dit du contenu, certains auraient eu trop peur de les manger. Avec du fromage type chèvre ou féta, ça passe sans souci.
- Il me restait un peu de pommes de terre, un peu de chou- fleur, sûrement pas assez pour satisfaire les palais de la maisonnée. J'ai écrasé et brassé le tout avec de l'œuf pour confectionner des galettes grillées à la poêle, quelques accompagnement et personne n'eut l'impression de manger les restes de la veille.
- Chou chinois avec parcimonie. Il se mange cru ou sauté à la poêle, très simplement. Contrairement aux autres choux locaux, il n'est pas nécessaire de le blanchir avant de le préparer. Je le consomme rarement, fuyant ces produits venus de loin ou de zones à culture ultra intensive comme l'Espagne. Comment pourrais- je ne pas réagir devant l'absurdité de nos modes de production ? je fais ce que je peux à mon échelle.
- Avec l'été, je retrouve des légumes de saison appréciés sous le soleil tels que l'aubergine. Tombant souvent en purée dans la casserole ou dans les gratins, j'ai découvert leur cuisson au four par ma voisine : lavées et entaillées, elles sont posées simplement dans un plat et cuisent ainsi doucement dans leur peau. Assaisonnées selon les préférences, elles ne bougent pas et il est possible de les farcir à mi- cuisson. C'est vraiment chouette, très pratique.
A vous qui passez, accidentellement, ponctuellement, habituellement,
je dédie cet espace.
Courageux lecteurs que j’admire parce que mes textes n’ont rien de consommable laissez ici, si l’envie vous en prend, une trace de vous, plus que bienvenue, jalon sur la toile des possibles de nos vies entrecroisées ou parallèles.
Livre d’or en pont entre nous
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Si vous êtes concernés par la maladie ou syndrome de Devic et que vous avez envie d’en témoigner, je vous offre le chapitre Paroles en Devic. Je me ferai un plaisir de publier vos textes.
A créer des liens, nous sommes moins seuls dans cette maladie rare.
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